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REDON - réouverture du site mégalithique de Saint-Just

Publié le 21/08/2026

Suite à l’incendie qui a ravagé 250 ha de landes dont le site mégalithique de Saint-Just la semaine dernière, le président du Département d’Ille-et-Vilaine a invoqué le temps long.

« J’ai été impressionné par l’ampleur du sinistre en voyant les photos aériennes et la presse, c’est important pour moi de venir sur ce site, l’un des plus grands sites archéologiques de Bretagne, le deuxième par son ampleur, pour bien le comprendre », a insisté Jean-Luc Chenut, président du Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine et président du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS). Mardi 18 août 2026, il s’est rendu sur le site mégalithique de Saint-Just, qui a en grande partie été victime de l’incendie qui a ravagé 230 ha de landes mercredi 12, jeudi 13 et vendredi 14 août 2026 et nécessité l’évacuation d’une centaine d’habitants. Heureusement, aucune victime n’est à déplorer et aucune maison n’a été détruite.

Près d’une semaine après, des sapeurs-pompiers étaient encore présents pour étouffer toute reprise de feu.

Témoignage de « reconnaissance »

Après avoir exprimé sa « reconnaissance à toutes celles et ceux qui ont été en première ligne pendant ces moments difficiles », les plus de 150 sapeurs-pompiers mobilisés au plus fort, les agriculteurs locaux en première ligne comme l’équipe municipale de Saint-Just, « la population, des associations, les réseaux de solidarité », il a associé les services de l’État et du Département.

« J’imagine l’épreuve que c’est aussi pour notre équipe des espaces naturels sensibles qui s’implique depuis des années et fait corps avec ce site ». Les landes de Cojoux sont gérées par le Département comme les marais de Gannedel à Sainte-Marie.

L’heure n’est pas à la résignation. Il faut maintenant réfléchir à la renaturation du site, concilier ce que la nature aura elle-même envie de faire, tout en régulant les choses.

« Il faut éviter de favoriser les plantes invasives et songer aux végétaux adaptés au changement climatique. Nous allons créer des groupes de travail avec nos équipes, la commune, les associations comme le CPIE et la Maison Mégalithes & Landes, les services de l’État et d’autres partenaires extérieurs. » Autant d’acteurs « qui ont une connaissance très fine du site » et qui permettront d’établir « un diagnostic et une mise en perspective ».

Pas de réouverture rapide

Jean-Luc Chenut a invoqué « le temps long » avant que le site retrouve sa pleine vocation touristique et d’éducation à l’environnement. Actuellement interdit au public, le site ne rouvrira pas rapidement. Cela « sera sans doute progressif, par zones, en fonction de leur renaturation et de leur sécurisation. Il faudra s’armer de patience ».

Dix ans, à notre échelle, c’est beaucoup, mais c’est peu pour ce site aux 7 000 ans d’histoire, pour qu’il retrouve toute sa splendeur.

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